Xenia Bakran-Sunic
"Xenia Sunic is a marvelously sensitive wordsmith and the fact that she is a multilingual poetess renders her poetic accomplishments even more impressive. One can only hope that more of her poems will follow the publication of this work." (Dr Paul E. Gottfried)
"Xenia has the uncanny ability to commit to paper the triumphs and tragedies of the natural world with its wonderfully emotive imagery of love, nostalgia and rebirth." - Troy Southgate (author, 'Tradition & Revolution')
"Xenia Sunic, whose first name in Classical Greek means "foreign lady," is a foreign spirit indeed to this most shallow age of Western decline. Her poetry is deep, it is mystical, it is achingly aesthetic -- and like all great art requires the reader to co-work, to participate, to ascend to an image-realm, to vault to a rarified, stark, new-old, sun-shadow world." (John de Nugent)
"In the nature poetry of Xenia Sunic there is an element of rapture and an aura of mystery in the poet's exquisite responsiveness to and almost mystical expression of the change of seasons and a profound delight in the sheer loveliness of nature in its more solemn as well as in its more ecstatic moments." (Joseph Pryce)
"For me, Xenia's poetic muse reminds constantly of just what the expansive heart's creative beauty is capable of and what one day may be possible for all of us."(Mervyn Soskolne)
C'est avec plaisir et satisfaction esthétique que j'ai lu et relu les poèmes de ce recueil. Xenia est un virtuose verbal merveilleusement sensible, et le fait qu'elle soit une poétesse multilingue rend ses exploits poétiques encore plus émouvants. On ne peut qu'espérer que d'autres poèmes suivront la publication de cet ouvrage. (Paul E. Gottfried)
La belle poésie de Xenia Sunic réchauffe le cœur européen secret tels les rayons vivifiants du soleil un après-midi de printemps. Avec un don descriptif qui rivalise avec celui des géants littéraires tels Richard Jefferies, Samuel Taylor Coleridge et D. H. Lawrence, Xenia dispose d'une habileté insondable pour confier au papier les triomphes et les tragédies du monde naturel avec son imagerie merveilleusement touchante d'amour, de nostalgie et de renaissance. (Troy Southgate, auteur de "Tradition & Révolution")
Xenia Sunic, dont le prénom signifie en grec ancien "étrangère", est certes un esprit étranger à cet âge superficiel du déclin occidental. Sa poésie est profonde, elle est mystique, elle est douloureusement esthétique, et, comme tout grand art, elle exige du lecteur la collaboration, la participation, pour se hisser au royaume de l'image, pour s'élever dans un monde éthéré, fort, nouveau et vieux, solaire et ombreux. Elle est transformante. Forte à la fois de la culture européenne traditionnelle et de la culture croate, autant que d'une profonde connaissance de l'Amérique moderne, Sunic enjambe le grand arc de la vie occidentale, retrouvant dans sa poésie les rivières profondes de notre génie natal. (John de Nugent)
La poésie de la nature de Xenia Sunic comporte un élément de ravissement et une atmosphère de mystère dans l'exquise sensibilité d'une expression presque mystique du cours des saisons et d'un profond plaisir du charme authentique de la nature dans ses moments les plus solennels autant que les plus extatiques. L'expérience de la joie et de l'empathie de Xenia , en même temps que l'expérience de la beauté visuelle, est si vivace, si assertive de la vie, si inspiratrice, que les contributions de Wordsworth aux "Ballades lyriques" – et ceci n'est en aucune manière un jugement hyperbolique. Beauté de la langue, sonorité de l'orchestration verbale, un sens de l'intime et de la quiétude, toutes ces choses et bien d'autres encore enchantent les sens et l'âme du lecteur lorsqu'il s'adonne à ces merveilleux poèmes en vers anglais charmeurs d'une femme croate brillante de notre temps, et il devrait s'estimer heureux de la voir comme un des ornements suprêmes de l'excellence littéraire d'aujourd'hui. Lisez et délectez-vous… (Joseph Pryce)
À travers son expression unique brille la profondeur infinie de la ferveur de l'âme. Le spectre de la mémoire est tout ce qui reste; combien ne sommes-nous devenus éloignés du vécu de la plénitude du temps passé ensemble en union. Pour moi, la muse poétique de Xenia rappelle constamment ce dont est capable la beauté créatrice d'un cœur ouvert et ce qui un jour deviendrait possible pour nous tous. (Mervyne Soskolne)
Xenia (Ksenija) Sunic was born in Croatia on November 23, 1956. She lived in the United States of America and obtained her BA degree in the English language at the University of California in Santa Barbara. She currently resides in Croatia where she teaches English.
Xenia Bakran Sunic est née en Croatie le 23 novembre 1956. Elle a vécu aux Etats-Unis d'Amérique et a obtenu le baccalauréat en langue anglaise à l'Université de Californie à Santa Barbara. Elle réside actuellement en Croatie où elle enseigne l'anglais
THE LOST WESTERN WOMAN
Distant fire always tinges
At the mysterious abyss of existence.
The maddening lightness
Of the eastern sun rising
Puts its daily spell on us.
It appears like a treason to my race
To talk about Eastern Beauty
With such depths of love unheard!
The heaviness of subtlety unmeasured
Weighing sombre on your soul
For the love of that Eastern Beauty
Sounds unsurpassable with the sufferings
Of the young Werther .
Modern thrills so cheaply white!
Who are you? -- A forgotten dragon or god
Who keeps memories of time abysmal blood deep
Where burning fires never die out
And you keep your Eastern Muse of music
So delicately in the warmest sleep.
Poor beauty of the woman of the West
Fallen in the shallowness
Of her breast's white consciousness
Poor her soul without sources of fiery flow
The rivers wide and deep,
Extinguished fires of her long memory
Watery, bloodless veins murmur
Through the weakness of her too light,
Too white, too naked bodily beauty,
Brought through the artistry
Of conjuring from the east
Lifeless goddess in disguise.
Oh, raise you goddess
From the distant ashes
LA FEMME OCCIDENTALE PERDUE
Le feu lointain chatoie toujours
Sur l'abîme mystérieux de l'existence.
La légèreté affolante
Du soleil se levant à l'Orient
Pose son charme journalier sur nous.
Il apparaît comme une trahison à ma race
Pour parler de la beauté orientale
Avec des profondeurs d'un amour inouï!
Le poids de l'infinie subtilité
Pesant sombrement sur ton âme,
Car l'amour de cette beauté orientale
Résonne de manière insurmontable
Avec les souffrances du jeune Werther.
Frissons modernes d'une blancheur de peu de valeur!
Qui es-tu? – Un dragon oublié ou un dieu
Qui garde la mémoire du temps abyssal au fond du sang
Où les feux brûlants ne s'éteignent jamais,
Et tu maintiens ta muse orientale de la musique
Si délicatement dans le sommeil le plus chaud.
Pauvre beauté de la femme occidentale
Tombée dans la platitude
De la conscience blanche de ses seins;
Pauvre âme dépourvue des sources du flux ardent
Des rivières larges et profondes,
Feux éteints de sa longue mémoire,
Murmure dilué, exsangue de ses veines
À travers la faiblesse de sa beauté corporelle,
Trop légère, trop blanche, trop nue,
Portée par l'artifice
De l'adjuration orientale
De la déesse inanimée et travestie.
Oh, lève-toi, toi, déesse,
Des cendres lointaines,
Des profondes voix originelles,
Envoûte l'homme de ta race,
Dévide de nouveau ta musique doucereuse
Dans son sommeil prolongé.
Qu'il ressente le doux baume
Sur ses graves blessures,
Que cela puisse ébranler son cœur perdu dans les ténèbres
De son rude combat sans fin,
Afin d'oblitérer sa virilité,
Simplement pour savourer tes droits futiles de femme.
Femme transparente aux yeux bleus,
Vidée de son sang,
Tellement amoureuse de ton propre soi,
Oublieuse que ton homme,
Esquive et défaille
Dans la quête des ombres perdues
Et des racines d'un sang ardent,
Qui attendrissent le corps
Comme dans une folle orgie orgasmique.
Forgeant des émotions qui fendent le ciel,
Il cherche une femme ailleurs,
Dans un pays d'Extrême-Orient au soleil plus amène,
Où les voix en écho
Restent mystérieuses,
Ainsi que sa muse aux yeux noirs
Inspirant de profondes illusions.
Salut, femme de l'Occident!
Aveugle et sourde aux intonations d'attirance
Des mystérieuses et sombres voix,
Emprisonnant la virilité de ton homme
Dans le désert des sables magiques,
Alors que le charme oriental sans prétentions
Le séduit par sa douce peau et son sein de satin.